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Anti-puristes Il ne s’agit pas ici des fautes que le Citoyen se reproche dans les Confessions, de celles qu’il a commises volontairement ou sans y penser contre la pureté de la langue française. On ferait une anthologie curieuse mais monotone du refrain qu’historiens et critiques ont toujours entonné sur les fautes et les écarts de Jean‑Jacques, sur ses déclarations anti-puristes et sur ses récriminations d’auteur conscient de sa valeur et de ses prérogatives. Cela commencerait avec Voltaire qui se déchaîne contre la Nouvelle Héloïse et contre le « français allobroge » et ne se terminerait probablement qu’à la mort du dernier académiste. Ces critiques ne font que ressasser le même préjugé : Rousseau, Citoyen de Genève, n’a jamais su parler le français de France et de Paris. On n’est pas loin d’en vouloir à cet étranger qui, non content d’introduire en France le poison de la démocratie et donc les germes de la Révolution, se permit encore de rénover la langue française, de préparer les débordements romantiques contre l’usage compassé du postclassicisme. Et malgré les mises au point d’Alexis François, l’on continue de donner cours à quelques fadaises. Un retour à cette matière s’impose donc encore. Dès le début de sa carrière, Jean‑Jacques Rousseau dut demander le pardon de ses fautes. Le critique de la « Dissertation sur la musique moderne » dans le journal de l’abbé Desfontaines avait repris une période boiteuse. Et Rousseau : « À l’égard des incorrections de mon langage, j’en tombe d’accord aisément. Un Suisse n’auroit pas, je crois, trop bonne grâce à faire le puriste, et M.D.F., qui n’ignore pas ma patrie, aura pu engager M. son ami à avoir sur ce point quelque indulgence pour moi en qualité d’étranger. L’Académie des Sciences en a donné l’exemple et on n’a pas dédaigné de m’y faire compliment sur mon style. » La contrition, on le voit, n’est que partielle et ne se fait pas sans arrière-pensée. « Le Genevois a été piqué plus qu’il n’en veut avoir l’air », commente A. François ; « c’est qu’il s’est donné beaucoup de peine pour écrire comme un Parisien. » Ce dernier point reste à vérifier ; on ne le pourrait sans doute qu’à la lumière du brouillon de la Dissertation. Mais il est certain que le candidat à la carrière (il se rend à Paris pour réussir quelque chose) a dû se plier aux règles du jeu littéraire, apprendre le langage des allocutaires qu’il voulait atteindre, se débarrasser de sa « rouille genevoise ». L’idée qu’un « Suisse n’aurait pas bonne grâce à faire le puriste » est en soi un acte d’allégeance à « l’impérialisme » parisien en matière d’usage. Le dogme est alors universellement accepté : on sait quel instrument d’expression les efforts et la grammaire mondaine, au XVIIIe siècle on fourni aux écrivains ; ces efforts étaient caractérisés par Il ne s’agit pas ici des fautes que le Citoyen se reproche dans les Confessions, de celles qu’il a commises volontairement ou sans y penser contre la pureté de la langue française. On ferait une anthologie curieuse mais monotone du refrain qu’historiens et critiques ont toujours entonné sur les fautes et les écarts de Jean‑Jacques, sur ses déclarations anti-puristes et sur ses récriminations d’auteur conscient de sa valeur et de ses prérogatives. Cela commencerait avec Voltaire qui se déchaîne contre la Nouvelle Héloïse et contre le « français allobroge » et ne se terminerait probablement qu’à la mort du dernier académiste. Ces critiques ne font que ressasser le même préjugé : Rousseau, Citoyen de Genève, n’a jamais su parler le français de France et de Paris. On n’est pas loin d’en vouloir à cet étranger qui, non content d’introduire en France le poison de la démocratie et donc les germes de la Révolution, se permit encore de rénover la langue française, de préparer les débordements romantiques contre l’usage compassé du postclassicisme. Et malgré les mises au point d’Alexis François, l’on continue de donner cours à quelques fadaises. Un retour à cette matière s’impose donc encore. Dès le début de sa carrière, Jean‑Jacques Rousseau dut demander le pardon de ses fautes. Le critique de la « Dissertation sur la musique moderne » dans le journal de l’abbé Desfontaines avait repris une période boiteuse. Et Rousseau : « À l’égard des incorrections de mon langage, j’en tombe d’accord aisément. Un Suisse n’auroit pas, je crois, trop bonne grâce à faire le puriste, et M.D.F., qui n’ignore pas ma patrie, aura pu engager M. son ami à avoir sur ce point quelque indulgence pour moi en qualité d’étranger. L’Académie des Sciences en a donné l’exemple et on n’a pas dédaigné de m’y faire compliment sur mon style. » La contrition, on le voit, n’est que partielle et ne se fait pas sans arrière-pensée. « Le Genevois a été piqué plus qu’il n’en veut avoir l’air », commente A. François ; « c’est qu’il s’est donné beaucoup de peine pour écrire comme un Parisien. » Ce dernier point reste à vérifier ; on ne le pourrait sans doute qu’à la lumière du brouillon de la Dissertation. Mais il est certain que le candidat à la carrière (il se rend à Paris pour réussir quelque chose) a dû se plier aux règles du jeu littéraire, apprendre le langage des allocutaires qu’il voulait atteindre, se débarrasser de sa « rouille genevoise ». L’idée qu’un « Suisse n’aurait pas bonne grâce à faire le puriste » est en soi un acte d’allégeance à « l’impérialisme » parisien en matière d’usage. Le dogme est alors universellement accepté : on sait quel instrument d’expression les efforts et la grammaire mondaine, au XVIIIe siècle on fourni aux écrivains ; ces efforts étaient caractérisés par Il ne s’agit pas ici des fautes que le Citoyen se reproche dans les Confessions, de celles qu’il a commises volontairement ou sans y penser contre la pureté de la langue française. On ferait une anthologie curieuse mais monotone du refrain qu’historiens et critiques ont toujours entonné sur les fautes et les écarts de Jean‑Jacques, sur ses déclarations anti-puristes et sur ses récriminations d’auteur conscient de sa valeur et de ses prérogatives. Cela commencerait avec Voltaire qui se déchaîne contre la Nouvelle Héloïse et contre le « français allobroge » et ne se terminerait probablement qu’à la mort du dernier académiste. Ces critiques ne font que ressasser le même préjugé : Rousseau, Citoyen de Genève, n’a jamais su parler le français de France et de Paris. On n’est pas loin d’en vouloir à cet étranger qui, non content d’introduire en France le poison de la démocratie et donc les germes de la Révolution, se permit encore de rénover la langue française, de préparer les débordements romantiques contre l’usage compassé du postclassicisme. Et malgré les mises au point d’Alexis François, l’on continue de donner cours à quelques fadaises. Un retour à cette matière s’impose donc encore. Dès le début de sa carrière, Jean‑Jacques Rousseau dut demander le pardon de ses fautes. Le critique de la « Dissertation sur la musique moderne » dans le journal de l’abbé Desfontaines avait repris une période boiteuse. Et Rousseau : « À l’égard des incorrections de mon langage, j’en tombe d’accord aisément. Un Suisse n’auroit pas, je crois, trop bonne grâce à faire le puriste, et M.D.F., qui n’ignore pas ma patrie, aura pu engager M. son ami à avoir sur ce point quelque indulgence pour moi en qualité d’étranger. L’Académie des Sciences en a donné l’exemple et on n’a pas dédaigné de m’y faire compliment sur mon style. » La contrition, on le voit, n’est que partielle et ne se fait pas sans arrière-pensée. « Le Genevois a été piqué plus qu’il n’en veut avoir l’air », commente A. François ; « c’est qu’il s’est donné beaucoup de peine pour écrire comme un Parisien. » Ce dernier point reste à vérifier ; on ne le pourrait sans doute qu’à la lumière du brouillon de la Dissertation. Mais il est certain que le candidat à la carrière (il se rend à Paris pour réussir quelque chose) a dû se plier aux règles du jeu littéraire, apprendre le langage des allocutaires qu’il voulait atteindre, se débarrasser de sa « rouille genevoise ». L’idée qu’un « Suisse n’aurait pas bonne grâce à faire le puriste » est en soi un acte d’allégeance à « l’impérialisme » parisien en matière d’usage. Le dogme est alors universellement accepté : on sait quel instrument d’expression les efforts et la grammaire mondaine, au XVIIIe siècle on fourni aux écrivains ; ces efforts étaient caractérisés. Il ne s’agit pas ici des fautes que le Citoyen se reproche dans les Confessions, de celles qu’il a commises volontairement ou sans y penser contre la pureté de la langue française. On ferait une anthologie curieuse mais monotone du refrain qu’historiens et critiques ont toujours entonné sur les fautes et les écarts de Jean‑Jacques, sur ses déclarations anti-puristes et sur ses récriminations d’auteur conscient de sa valeur et de ses prérogatives. Cela commencerait avec Voltaire qui se déchaîne contre la Nouvelle Héloïse et contre le « français allobroge » et ne se terminerait probablement qu’à la mort du dernier académiste. Ces critiques ne font que ressasser le même préjugé : Rousseau, Citoyen de Genève, n’a jamais su parler le français de France et de Paris. On n’est pas loin d’en vouloir à cet étranger qui, non content d’introduire en France le poison de la démocratie et donc les germes de la Révolution, se permit encore de rénover la langue française, de préparer les débordements romantiques contre l’usage compassé du postclassicisme. Et malgré les mises au point d’Alexis François, l’on continue de donner cours à quelques fadaises. Un retour à cette matière s’impose donc encore. Dès le début de sa carrière, Jean‑Jacques Rousseau dut demander le pardon de ses fautes. Le critique de la « Dissertation sur la musique moderne » dans le journal de l’abbé Desfontaines avait repris une période boiteuse. Et Rousseau : « À l’égard des incorrections de mon langage, j’en tombe d’accord aisément. Un Suisse n’auroit pas, je crois, trop bonne grâce à faire le puriste, et M.D.F., qui n’ignore pas ma patrie, aura pu engager M. son ami à avoir sur ce point quelque indulgence pour moi en qualité d’étranger. L’Académie des Sciences en a donné l’exemple et on n’a pas dédaigné de m’y faire compliment sur mon style. » La contrition, on le voit, n’est que partielle et ne se fait pas sans arrière-pensée. « Le Genevois a été piqué plus qu’il n’en veut avoir l’air », commente A. François ; « c’est qu’il s’est donné beaucoup de peine pour écrire comme un Parisien. » Ce dernier point reste à vérifier ; on ne le pourrait sans doute qu’à la lumière du brouillon de la Dissertation. Mais il est certain que le candidat à la carrière (il se rend à Paris pour réussir quelque chose) a dû se plier aux règles du jeu littéraire, apprendre le langage des allocutaires qu’il voulait atteindre, se débarrasser de sa « rouille genevoise ». L’idée qu’un « Suisse n’aurait pas bonne grâce à faire le puriste » est en soi un acte d’allégeance à « l’impérialisme » parisien en matière d’usage. Le dogme est alors universellement accepté : on sait quel instrument d’expression les efforts et la grammaire mondaine, au XVIIIe siècle on fourni aux écrivains ; ces efforts étaient caractérisés par Il ne s’agit pas ici des fautes que le Citoyen se reproche dans les Confessions, de celles qu’il a commises volontairement ou sans y penser contre la pureté de la langue française. On ferait une anthologie curieuse mais monotone du refrain qu’historiens et critiques ont toujours entonné sur les fautes et les écarts de Jean‑Jacques, sur ses déclarations anti-puristes et sur ses récriminations d’auteur conscient de sa valeur et de ses prérogatives. Cela commencerait avec Voltaire qui se déchaîne contre la Nouvelle Héloïse et contre le « français allobroge » et ne se terminerait probablement qu’à la mort du dernier académiste. Ces critiques ne font que ressasser le même préjugé : Rousseau, Citoyen de Genève, n’a jamais su parler le français de France et de Paris. On n’est pas loin d’en vouloir à cet étranger qui, non content d’introduire en France le poison de la démocratie et donc les germes de la Révolution, se permit encore de rénover la langue française, de préparer les débordements romantiques contre l’usage compassé du postclassicisme. Et malgré les mises au point d’Alexis François, l’on continue de donner cours à quelques fadaises. Un retour à cette matière s’impose donc encore. Dès le début de sa carrière, Jean‑Jacques Rousseau dut demander le pardon de ses fautes. Le critique de la « Dissertation sur la musique moderne » dans le journal de l’abbé Desfontaines avait repris une période boiteuse. Et Rousseau : « À l’égard des incorrections de mon langage, j’en tombe d’accord aisément. Un Suisse n’auroit pas, je crois, trop bonne grâce à faire le puriste, et M.D.F., qui n’ignore pas ma patrie, aura pu engager M. son ami à avoir sur ce point quelque indulgence pour moi en qualité d’étranger. L’Académie des Sciences en a donné l’exemple et on n’a pas dédaigné de m’y faire compliment sur mon style. » La contrition, on le voit, n’est que partielle et ne se fait pas sans arrière-pensée. « Le Genevois a été piqué plus qu’il n’en veut avoir l’air », commente A. François ; « c’est qu’il s’est donné beaucoup de peine pour écrire comme un Parisien. » Ce dernier point reste à vérifier ; on ne le pourrait sans doute qu’à la lumière du brouillon de la Dissertation. Mais il est certain que le candidat à la carrière (il se rend à Paris pour réussir quelque chose) a dû se plier aux règles du jeu littéraire, apprendre le langage des allocutaires qu’il voulait atteindre, se débarrasser de sa « rouille genevoise ». L’idée qu’un « Suisse n’aurait pas bonne grâce à faire le puriste » est en soi un acte d’allégeance à « l’impérialisme » parisien en matière d’usage. Le dogme est alors universellement accepté : on sait quel instrument d’expression les efforts et la grammaire mondaine, au XVIIIe siècle on fourni aux écrivains ; ces efforts étaient caractérisés par Il ne s’agit pas ici des fautes que le Citoyen se reproche dans les Confessions, de celles qu’il a commises volontairement ou sans y penser contre la pureté de la langue française. On ferait une anthologie curieuse mais monotone du refrain qu’historiens et critiques ont toujours entonné sur les fautes et les écarts de Jean‑Jacques, sur ses déclarations anti-puristes et sur ses récriminations d’auteur conscient de sa valeur et de ses prérogatives. Cela commencerait avec Voltaire qui se déchaîne contre la Nouvelle Héloïse et contre le « français allobroge » et ne se terminerait probablement qu’à la mort du dernier académiste. Ces critiques ne font que ressasser le même préjugé : Rousseau, Citoyen de Genève, n’a jamais su parler le français de France et de Paris. On n’est pas loin d’en vouloir à cet étranger qui, non content d’introduire en France le poison de la démocratie et donc les germes de la Révolution, se permit encore de rénover la langue française, de préparer les débordements romantiques contre l’usage compassé du postclassicisme. Et malgré les mises au point d’Alexis François, l’on continue de donner cours à quelques fadaises. Un retour à cette matière s’impose donc encore. Dès le début de sa carrière, Jean‑Jacques Rousseau dut demander le pardon de ses fautes. Le critique de la « Dissertation sur la musique moderne » dans le journal de l’abbé Desfontaines avait repris une période boiteuse. Et Rousseau : « À l’égard des incorrections de mon langage, j’en tombe d’accord aisément. Un Suisse n’auroit pas, je crois, trop bonne grâce à faire le puriste, et M.D.F., qui n’ignore pas ma patrie, aura pu engager M. son ami à avoir sur ce point quelque indulgence pour moi en qualité d’étranger. L’Académie des Sciences en a donné l’exemple et on n’a pas dédaigné de m’y faire compliment sur mon style. » La contrition, on le voit, n’est que partielle et ne se fait pas sans arrière-pensée. « Le Genevois a été piqué plus qu’il n’en veut avoir l’air », commente A. François ; « c’est qu’il s’est donné beaucoup de peine pour écrire comme un Parisien. » Ce dernier point reste à vérifier ; on ne le pourrait sans doute qu’à la lumière du brouillon de la Dissertation. Mais il est certain que le candidat à la carrière (il se rend à Paris pour réussir quelque chose) a dû se plier aux règles du jeu littéraire, apprendre le langage des allocutaires qu’il voulait atteindre, se débarrasser de sa « rouille genevoise ». L’idée qu’un « Suisse n’aurait pas bonne grâce à faire le puriste » est en soi un acte d’allégeance à « l’impérialisme » parisien en matière d’usage. Le dogme est alors universellement accepté : on sait quel instrument d’expression les efforts et la grammaire mondaine, au XVIIIe siècle on fourni aux écrivains ; ces efforts étaient caractérisés. Il ne s’agit pas ici des fautes que le Citoyen se reproche dans les Confessions, de celles qu’il a commises volontairement ou sans y penser contre la pureté de la langue française. On ferait une anthologie curieuse mais monotone du refrain qu’historiens et critiques ont toujours entonné sur les fautes et les écarts de Jean‑Jacques, sur ses déclarations anti-puristes et sur ses récriminations d’auteur conscient de sa valeur et de ses prérogatives. Cela commencerait avec Voltaire qui se déchaîne contre la Nouvelle Héloïse et contre le « français allobroge » et ne se terminerait probablement qu’à la mort du dernier académiste. Ces critiques ne font que ressasser le même préjugé : Rousseau, Citoyen de Genève, n’a jamais su parler le français de France et de Paris. On n’est pas loin d’en vouloir à cet étranger qui, non content d’introduire en France le poison de la démocratie et donc les germes de la Révolution, se permit encore de rénover la langue française, de préparer les débordements romantiques contre l’usage compassé du postclassicisme. Et malgré les mises au point d’Alexis François, l’on continue de donner cours à quelques fadaises. Un retour à cette matière s’impose donc encore. Dès le début de sa carrière, Jean‑Jacques Rousseau dut demander le pardon de ses fautes. Le critique de la « Dissertation sur la musique moderne » dans le journal de l’abbé Desfontaines avait repris une période boiteuse. Et Rousseau : « À l’égard des incorrections de mon langage, j’en tombe d’accord aisément. Un Suisse n’auroit pas, je crois, trop bonne grâce à faire le puriste, et M.D.F., qui n’ignore pas ma patrie, aura pu engager M. son ami à avoir sur ce point quelque indulgence pour moi en qualité d’étranger.Anti-puristes
Il ne s’agit pas ici des fautes que le Citoyen se reproche dans les Confessions, de celles qu’il a commises volontairement ou sans y penser contre la pureté de la langue française. On ferait une anthologie curieuse mais monotone du refrain qu’historiens et critiques ont toujours entonné sur les fautes et les écarts de Jean‑Jacques, sur ses déclarations anti-puristes et sur ses récriminations d’auteur conscient de sa valeur et de ses prérogatives. Cela commencerait avec Voltaire qui se déchaîne contre la Nouvelle Héloïse et contre le « français allobroge » et ne se terminerait probablement qu’à la mort du dernier académiste. Ces critiques ne font que ressasser le même préjugé : Rousseau, Citoyen de Genève, n’a jamais su parler le français de France et de Paris. On n’est pas loin d’en vouloir à cet étranger qui, non content d’introduire en France le poison de la démocratie et donc les germes de la Révolution, se permit encore de rénover la langue française, de préparer les débordements romantiques contre l’usage compassé du postclassicisme. Et malgré les mises au point d’Alexis François, l’on continue de donner cours à quelques fadaises. Un retour à cette matière s’impose donc encore. Dès le début de sa carrière, Jean‑Jacques Rousseau dut demander le pardon de ses fautes. Le critique de la « Dissertation sur la musique moderne » dans le journal de l’abbé Desfontaines avait repris une période boiteuse. Et Rousseau : « À l’égard des incorrections de mon langage, j’en tombe d’accord aisément. Un Suisse n’auroit pas, je crois, trop bonne grâce à faire le puriste, et M.D.F., qui n’ignore pas ma patrie, aura pu engager M. son ami à avoir sur ce point quelque indulgence pour moi en qualité d’étranger. L’Académie des Sciences en a donné l’exemple et on n’a pas dédaigné de m’y faire compliment sur mon style. » La contrition, on le voit, n’est que partielle et ne se fait pas sans arrière-pensée. « Le Genevois a été piqué plus qu’il n’en veut avoir l’air », commente A. François ; « c’est qu’il s’est donné beaucoup de peine pour écrire comme un Parisien. » Ce dernier point reste à vérifier ; on ne le pourrait sans doute qu’à la lumière du brouillon de la Dissertation. Mais il est certain que le candidat à la carrière (il se rend à Paris pour réussir quelque chose) a dû se plier aux règles du jeu littéraire, apprendre le langage des allocutaires qu’il voulait atteindre, se débarrasser de sa « rouille genevoise ». L’idée qu’un « Suisse n’aurait pas bonne grâce à faire le puriste » est en soi un acte d’allégeance à « l’impérialisme » parisien en matière d’usage. Le dogme est alors universellement accepté : on sait quel instrument d’expression les efforts et la grammaire mondaine, au XVIIIe siècle on fourni aux écrivains ; ces efforts étaient caractérisés par Il ne s’agit pas ici des fautes que le Citoyen se reproche dans les Confessions, de celles qu’il a commises volontairement ou sans y penser contre la pureté de la langue française. On ferait une anthologie curieuse mais monotone du refrain qu’historiens et critiques ont toujours entonné sur les fautes et les écarts de Jean‑Jacques, sur ses déclarations anti-puristes et sur ses récriminations d’auteur conscient de sa valeur et de ses prérogatives. Cela commencerait avec Voltaire qui se déchaîne contre la Nouvelle Héloïse et contre le « français allobroge » et ne se terminerait probablement qu’à la mort du dernier académiste. Ces critiques ne font que ressasser le même préjugé : Rousseau, Citoyen de Genève, n’a jamais su parler le français de France et de Paris. On n’est pas loin d’en vouloir à cet étranger qui, non content d’introduire en France le poison de la démocratie et donc les germes de la Révolution, se permit encore de rénover la langue française, de préparer les débordements romantiques contre l’usage compassé du postclassicisme. Et malgré les mises au point d’Alexis François, l’on continue de donner cours à quelques fadaises. Un retour à cette matière s’impose donc encore. Dès le début de sa carrière, Jean‑Jacques Rousseau dut demander le pardon de ses fautes. Le critique de la « Dissertation sur la musique moderne » dans le journal de l’abbé Desfontaines avait repris une période boiteuse. Et Rousseau : « À l’égard des incorrections de mon langage, j’en tombe d’accord aisément. Un Suisse n’auroit pas, je crois, trop bonne grâce à faire le puriste, et M.D.F., qui n’ignore pas ma patrie, aura pu engager M. son ami à avoir sur ce point quelque indulgence pour moi en qualité d’étranger. L’Académie des Sciences en a donné l’exemple et on n’a pas dédaigné de m’y faire compliment sur mon style. » La contrition, on le voit, n’est que partielle et ne se fait pas sans arrière-pensée. « Le Genevois a été piqué plus qu’il n’en veut avoir l’air », commente A. François ; « c’est qu’il s’est donné beaucoup de peine pour écrire comme un Parisien. » Ce dernier point reste à vérifier ; on ne le pourrait sans doute qu’à la lumière du brouillon de la Dissertation. Mais il est certain que le candidat à la carrière (il se rend à Paris pour réussir quelque chose) a dû se plier aux règles du jeu littéraire, apprendre le langage des allocutaires qu’il voulait atteindre, se débarrasser de sa « rouille genevoise ». L’idée qu’un « Suisse n’aurait pas bonne grâce à faire le puriste » est en soi un acte d’allégeance à « l’impérialisme » parisien en matière d’usage. Le dogme est alors universellement accepté : on sait quel instrument d’expression les efforts et la grammaire mondaine, au XVIIIe siècle on fourni aux écrivains ; ces efforts étaient caractérisés par Il ne s’agit pas ici des fautes que le Citoyen se reproche dans les Confessions, de celles qu’il a commises volontairement ou sans y penser contre la pureté de la langue française. On ferait une anthologie curieuse mais monotone du refrain qu’historiens et critiques ont toujours entonné sur les fautes et les écarts de Jean‑Jacques, sur ses déclarations anti-puristes et sur ses récriminations d’auteur conscient de sa valeur et de ses prérogatives. Cela commencerait avec Voltaire qui se déchaîne contre la Nouvelle Héloïse et contre le « français allobroge » et ne se terminerait probablement qu’à la mort du dernier académiste. Ces critiques ne font que ressasser le même préjugé : Rousseau, Citoyen de Genève, n’a jamais su parler le français de France et de Paris. On n’est pas loin d’en vouloir à cet étranger qui, non content d’introduire en France le poison de la démocratie et donc les germes de la Révolution, se permit encore de rénover la langue française, de préparer les débordements romantiques contre l’usage compassé du postclassicisme. Et malgré les mises au point d’Alexis François, l’on continue de donner cours à quelques fadaises. Un retour à cette matière s’impose donc encore. Dès le début de sa carrière, Jean‑Jacques Rousseau dut demander le pardon de ses fautes. Le critique de la « Dissertation sur la musique moderne » dans le journal de l’abbé Desfontaines avait repris une période boiteuse. Et Rousseau : « À l’égard des incorrections de mon langage, j’en tombe d’accord aisément. Un Suisse n’auroit pas, je crois, trop bonne grâce à faire le puriste, et M.D.F., qui n’ignore pas ma patrie, aura pu engager M. son ami à avoir sur ce point quelque indulgence pour moi en qualité d’étranger. L’Académie des Sciences en a donné l’exemple et on n’a pas dédaigné de m’y faire compliment sur mon style. » La contrition, on le voit, n’est que partielle et ne se fait pas sans arrière-pensée. « Le Genevois a été piqué plus qu’il n’en veut avoir l’air », commente A. François ; « c’est qu’il s’est donné beaucoup de peine pour écrire comme un Parisien. » Ce dernier point reste à vérifier ; on ne le pourrait sans doute qu’à la lumière du brouillon de la Dissertation. Mais il est certain que le candidat à la carrière (il se rend à Paris pour réussir quelque chose) a dû se plier aux règles du jeu littéraire, apprendre le langage des allocutaires qu’il voulait atteindre, se débarrasser de sa « rouille genevoise ». L’idée qu’un « Suisse n’aurait pas bonne grâce à faire le puriste » est en soi un acte d’allégeance à « l’impérialisme » parisien en matière d’usage. Le dogme est alors universellement accepté : on sait quel instrument d’expression les efforts et la grammaire mondaine, au XVIIIe siècle on fourni aux écrivains ; ces efforts étaient caractérisés. Il ne s’agit pas ici des fautes que le Citoyen se reproche dans les Confessions, de celles qu’il a commises volontairement ou sans y penser contre la pureté de la langue française. On ferait une anthologie curieuse mais monotone du refrain qu’historiens et critiques ont toujours entonné sur les fautes et les écarts de Jean‑Jacques, sur ses déclarations anti-puristes et sur ses récriminations d’auteur conscient de sa valeur et de ses prérogatives. Cela commencerait avec Voltaire qui se déchaîne contre la Nouvelle Héloïse et contre le « français allobroge » et ne se terminerait probablement qu’à la mort du dernier académiste. Ces critiques ne font que ressasser le même préjugé : Rousseau, Citoyen de Genève, n’a jamais su parler le français de France et de Paris. On n’est pas loin d’en vouloir à cet étranger qui, non content d’introduire en France le poison de la démocratie et donc les germes de la Révolution, se permit encore de rénover la langue française, de préparer les débordements romantiques contre l’usage compassé du postclassicisme. Et malgré les mises au point d’Alexis François, l’on continue de donner cours à quelques fadaises. Un retour à cette matière s’impose donc encore. Dès le début de sa carrière, Jean‑Jacques Rousseau dut demander le pardon de ses fautes. Le critique de la « Dissertation sur la musique moderne » dans le journal de l’abbé Desfontaines avait repris une période boiteuse. Et Rousseau : « À l’égard des incorrections de mon langage, j’en tombe d’accord aisément. Un Suisse n’auroit pas, je crois, trop bonne grâce à faire le puriste, et M.D.F., qui n’ignore pas ma patrie, aura pu engager M. son ami à avoir sur ce point quelque indulgence pour moi en qualité d’étranger. L’Académie des Sciences en a donné l’exemple et on n’a pas dédaigné de m’y faire compliment sur mon style. » La contrition, on le voit, n’est que partielle et ne se fait pas sans arrière-pensée. « Le Genevois a été piqué plus qu’il n’en veut avoir l’air », commente A. François ; « c’est qu’il s’est donné beaucoup de peine pour écrire comme un Parisien. » Ce dernier point reste à vérifier ; on ne le pourrait sans doute qu’à la lumière du brouillon de la Dissertation. Mais il est certain que le candidat à la carrière (il se rend à Paris pour réussir quelque chose) a dû se plier aux règles du jeu littéraire, apprendre le langage des allocutaires qu’il voulait atteindre, se débarrasser de sa « rouille genevoise ». L’idée qu’un « Suisse n’aurait pas bonne grâce à faire le puriste » est en soi un acte d’allégeance à « l’impérialisme » parisien en matière d’usage. Le dogme est alors universellement accepté : on sait quel instrument d’expression les efforts et la grammaire mondaine, au XVIIIe siècle on fourni aux écrivains ; ces efforts étaient caractérisés par Il ne s’agit pas ici des fautes que le Citoyen se reproche dans les Confessions, de celles qu’il a commises volontairement ou sans y penser contre la pureté de la langue française. On ferait une anthologie curieuse mais monotone du refrain qu’historiens et critiques ont toujours entonné sur les fautes et les écarts de Jean‑Jacques, sur ses déclarations anti-puristes et sur ses récriminations d’auteur conscient de sa valeur et de ses prérogatives. Cela commencerait avec Voltaire qui se déchaîne contre la Nouvelle Héloïse et contre le « français allobroge » et ne se terminerait probablement qu’à la mort du dernier académiste. Ces critiques ne font que ressasser le même préjugé : Rousseau, Citoyen de Genève, n’a jamais su parler le français de France et de Paris. On n’est pas loin d’en vouloir à cet étranger qui, non content d’introduire en France le poison de la démocratie et donc les germes de la Révolution, se permit encore de rénover la langue française, de préparer les débordements romantiques contre l’usage compassé du postclassicisme. Et malgré les mises au point d’Alexis François, l’on continue de donner cours à quelques fadaises. Un retour à cette matière s’impose donc encore. Dès le début de sa carrière, Jean‑Jacques Rousseau dut demander le pardon de ses fautes. Le critique de la « Dissertation sur la musique moderne » dans le journal de l’abbé Desfontaines avait repris une période boiteuse. Et Rousseau : « À l’égard des incorrections de mon langage, j’en tombe d’accord aisément. Un Suisse n’auroit pas, je crois, trop bonne grâce à faire le puriste, et M.D.F., qui n’ignore pas ma patrie, aura pu engager M. son ami à avoir sur ce point quelque indulgence pour moi en qualité d’étranger. L’Académie des Sciences en a donné l’exemple et on n’a pas dédaigné de m’y faire compliment sur mon style. » La contrition, on le voit, n’est que partielle et ne se fait pas sans arrière-pensée. « Le Genevois a été piqué plus qu’il n’en veut avoir l’air », commente A. François ; « c’est qu’il s’est donné beaucoup de peine pour écrire comme un Parisien. » Ce dernier point reste à vérifier ; on ne le pourrait sans doute qu’à la lumière du brouillon de la Dissertation. Mais il est certain que le candidat à la carrière (il se rend à Paris pour réussir quelque chose) a dû se plier aux règles du jeu littéraire, apprendre le langage des allocutaires qu’il voulait atteindre, se débarrasser de sa « rouille genevoise ». L’idée qu’un « Suisse n’aurait pas bonne grâce à faire le puriste » est en soi un acte d’allégeance à « l’impérialisme » parisien en matière d’usage. Le dogme est alors universellement accepté : on sait quel instrument d’expression les efforts et la grammaire mondaine, au XVIIIe siècle on fourni aux écrivains ; ces efforts étaient caractérisés par Il ne s’agit pas ici des fautes que le Citoyen se reproche dans les Confessions, de celles qu’il a commises volontairement ou sans y penser contre la pureté de la langue française. On ferait une anthologie curieuse mais monotone du refrain qu’historiens et critiques ont toujours entonné sur les fautes et les écarts de Jean‑Jacques, sur ses déclarations anti-puristes et sur ses récriminations d’auteur conscient de sa valeur et de ses prérogatives. Cela commencerait avec Voltaire qui se déchaîne contre la Nouvelle Héloïse et contre le « français allobroge » et ne se terminerait probablement qu’à la mort du dernier académiste. Ces critiques ne font que ressasser le même préjugé : Rousseau, Citoyen de Genève, n’a jamais su parler le français de France et de Paris. On n’est pas loin d’en vouloir à cet étranger qui, non content d’introduire en France le poison de la démocratie et donc les germes de la Révolution, se permit encore de rénover la langue française, de préparer les débordements romantiques contre l’usage compassé du postclassicisme. Et malgré les mises au point d’Alexis François, l’on continue de donner cours à quelques fadaises. Un retour à cette matière s’impose donc encore. Dès le début de sa carrière, Jean‑Jacques Rousseau dut demander le pardon de ses fautes. Le critique de la « Dissertation sur la musique moderne » dans le journal de l’abbé Desfontaines avait repris une période boiteuse. Et Rousseau : « À l’égard des incorrections de mon langage, j’en tombe d’accord aisément. Un Suisse n’auroit pas, je crois, trop bonne grâce à faire le puriste, et M.D.F., qui n’ignore pas ma patrie, aura pu engager M. son ami à avoir sur ce point quelque indulgence pour moi en qualité d’étranger. L’Académie des Sciences en a donné l’exemple et on n’a pas dédaigné de m’y faire compliment sur mon style. » La contrition, on le voit, n’est que partielle et ne se fait pas sans arrière-pensée. « Le Genevois a été piqué plus qu’il n’en veut avoir l’air », commente A. François ; « c’est qu’il s’est donné beaucoup de peine pour écrire comme un Parisien. » Ce dernier point reste à vérifier ; on ne le pourrait sans doute qu’à la lumière du brouillon de la Dissertation. Mais il est certain que le candidat à la carrière (il se rend à Paris pour réussir quelque chose) a dû se plier aux règles du jeu littéraire, apprendre le langage des allocutaires qu’il voulait atteindre, se débarrasser de sa « rouille genevoise ». L’idée qu’un « Suisse n’aurait pas bonne grâce à faire le puriste » est en soi un acte d’allégeance à « l’impérialisme » parisien en matière d’usage. Le dogme est alors universellement accepté : on sait quel instrument d’expression les efforts et la grammaire mondaine, au XVIIIe siècle on fourni aux écrivains ; ces efforts étaient caractérisés. Il ne s’agit pas ici des fautes que le Citoyen se reproche dans les Confessions, de celles qu’il a commises volontairement ou sans y penser contre la pureté de la langue française. On ferait une anthologie curieuse mais monotone du refrain qu’historiens et critiques ont toujours entonné sur les fautes et les écarts de Jean‑Jacques, sur ses déclarations anti-puristes et sur ses récriminations d’auteur conscient de sa valeur et de ses prérogatives. Cela commencerait avec Voltaire qui se déchaîne contre la Nouvelle Héloïse et contre le « français allobroge » et ne se terminerait probablement qu’à la mort du dernier académiste. Ces critiques ne font que ressasser le même préjugé : Rousseau, Citoyen de Genève, n’a jamais su parler le français de France et de Paris. On n’est pas loin d’en vouloir à cet étranger qui, non content d’introduire en France le poison de la démocratie et donc les germes de la Révolution, se permit encore de rénover la langue française, de préparer les débordements romantiques contre l’usage compassé du postclassicisme. Et malgré les mises au point d’Alexis François, l’on continue de donner cours à quelques fadaises. Un retour à cette matière s’impose donc encore. Dès le début de sa carrière, Jean‑Jacques Rousseau dut demander le pardon de ses fautes. Le critique de la « Dissertation sur la musique moderne » dans le journal de l’abbé Desfontaines avait repris une période boiteuse. Et Rousseau : « À l’égard des incorrections de mon langage, j’en tombe d’accord aisément. Un Suisse n’auroit pas, je crois, trop bonne grâce à faire le puriste, et M.D.F., qui n’ignore pas ma patrie, aura pu engager M. son ami à avoir sur ce point quelque indulgence pour moi en qualité d’étranger.Il ne s’agit pas ici
Nouvelle Héloïse Il ne s’agit pas ici des fautes que le Citoyen se reproche dans les Confessions, de celles qu’il a commises volontairement ou sans y penser contre la pureté de la langue française. On ferait une anthologie curieuse mais monotone du refrain qu’historiens et critiques ont toujours entonné sur les fautes et les écarts de Jean‑Jacques, sur ses déclarations anti-puristes et sur ses récriminations d’auteur conscient de sa valeur et de ses prérogatives. Cela commencerait avec Voltaire qui se déchaîne contre la Nouvelle Héloïse et contre le « français allobroge » et ne se terminerait probablement qu’à la mort du dernier académiste. Ces critiques ne font que ressasser le même préjugé : Rousseau, Citoyen de Genève, n’a jamais su parler le français de France et de Paris. On n’est pas loin d’en vouloir à cet étranger qui, non content d’introduire en France le poison de la démocratie et donc les germes de la Révolution, se permit encore de rénover la langue française, de préparer les débordements romantiques contre l’usage compassé du postclassicisme. Et malgré les mises au point d’Alexis François, l’on continue de donner cours à quelques fadaises. Un retour à cette matière s’impose donc encore. Dès le début de sa carrière, Jean‑Jacques Rousseau dut demander le pardon de ses fautes. Le critique de la « Dissertation sur la musique moderne » dans le journal de l’abbé Desfontaines avait repris une période boiteuse. Et Rousseau : « À l’égard des incorrections de mon langage, j’en tombe d’accord aisément. Un Suisse n’auroit pas, je crois, trop bonne grâce à faire le puriste, et M.D.F., qui n’ignore pas ma patrie, aura pu engager M. son ami à avoir sur ce point quelque indulgence pour moi en qualité d’étranger. L’Académie des Sciences en a donné l’exemple et on n’a pas dédaigné de m’y faire compliment sur mon style. » La contrition, on le voit, n’est que partielle et ne se fait pas sans arrière-pensée. « Le Genevois a été piqué plus qu’il n’en veut avoir l’air », commente A. François ; « c’est qu’il s’est donné beaucoup de peine pour écrire comme un Parisien. » Ce dernier point reste à vérifier ; on ne le pourrait sans doute qu’à la lumière du brouillon de la Dissertation. Mais il est certain que le candidat à la carrière (il se rend à Paris pour réussir quelque chose) a dû se plier aux règles du jeu littéraire, apprendre le langage des allocutaires qu’il voulait atteindre, se débarrasser de sa « rouille genevoise ». L’idée qu’un « Suisse n’aurait pas bonne grâce à faire le puriste » est en soi un acte d’allégeance à « l’impérialisme » parisien en matière d’usage. Le dogme est alors universellement accepté : on sait quel instrument d’expression les efforts et la grammaire mondaine, au XVIIIe siècle on fourni aux écrivains ; ces efforts étaient caractérisés par Il ne s’agit pas ici des fautes que le Citoyen se reproche dans les Confessions, de celles qu’il a commises volontairement ou sans y penser contre la pureté de la langue française. On ferait une anthologie curieuse mais monotone du refrain qu’historiens et critiques ont toujours entonné sur les fautes et les écarts de Jean‑Jacques, sur ses déclarations anti-puristes et sur ses récriminations d’auteur conscient de sa valeur et de ses prérogatives. Cela commencerait avec Voltaire qui se déchaîne contre la Nouvelle Héloïse et contre le « français allobroge » et ne se terminerait probablement qu’à la mort du dernier académiste. Ces critiques ne font que ressasser le même préjugé : Rousseau, Citoyen de Genève, n’a jamais su parler le français de France et de Paris. On n’est pas loin d’en vouloir à cet étranger qui, non content d’introduire en France le poison de la démocratie et donc les germes de la Révolution, se permit encore de rénover la langue française, de préparer les débordements romantiques contre l’usage compassé du postclassicisme. Et malgré les mises au point d’Alexis François, l’on continue de donner cours à quelques fadaises. Un retour à cette matière s’impose donc encore. Dès le début de sa carrière, Jean‑Jacques Rousseau dut demander le pardon de ses fautes. Le critique de la « Dissertation sur la musique moderne » dans le journal de l’abbé Desfontaines avait repris une période boiteuse. Et Rousseau : « À l’égard des incorrections de mon langage, j’en tombe d’accord aisément. Un Suisse n’auroit pas, je crois, trop bonne grâce à faire le puriste, et M.D.F., qui n’ignore pas ma patrie, aura pu engager M. son ami à avoir sur ce point quelque indulgence pour moi en qualité d’étranger. L’Académie des Sciences en a donné l’exemple et on n’a pas dédaigné de m’y faire compliment sur mon style. » La contrition, on le voit, n’est que partielle et ne se fait pas sans arrière-pensée. « Le Genevois a été piqué plus qu’il n’en veut avoir l’air », commente A. François ; « c’est qu’il s’est donné beaucoup de peine pour écrire comme un Parisien. » Ce dernier point reste à vérifier ; on ne le pourrait sans doute qu’à la lumière du brouillon de la Dissertation. Mais il est certain que le candidat à la carrière (il se rend à Paris pour réussir quelque chose) a dû se plier aux règles du jeu littéraire, apprendre le langage des allocutaires qu’il voulait atteindre, se débarrasser de sa « rouille genevoise ». L’idée qu’un « Suisse n’aurait pas bonne grâce à faire le puriste » est en soi un acte d’allégeance à « l’impérialisme » parisien en matière d’usage. Le dogme est alors universellement accepté : on sait quel instrument d’expression les efforts et la grammaire mondaine, au XVIIIe siècle on fourni aux écrivains ; ces efforts étaient caractérisés par Il ne s’agit pas ici des fautes que le Citoyen se reproche dans les Confessions, de celles qu’il a commises volontairement ou sans y penser contre la pureté de la langue française. On ferait une anthologie curieuse mais monotone du refrain qu’historiens et critiques ont toujours entonné sur les fautes et les écarts de Jean‑Jacques, sur ses déclarations anti-puristes et sur ses récriminations d’auteur conscient de sa valeur et de ses prérogatives. Cela commencerait avec Voltaire qui se déchaîne contre la Nouvelle Héloïse et contre le « français allobroge » et ne se terminerait probablement qu’à la mort du dernier académiste. Ces critiques ne font que ressasser le même préjugé : Rousseau, Citoyen de Genève, n’a jamais su parler le français de France et de Paris. On n’est pas loin d’en vouloir à cet étranger qui, non content d’introduire en France le poison de la démocratie et donc les germes de la Révolution, se permit encore de rénover la langue française, de préparer les débordements romantiques contre l’usage compassé du postclassicisme. Et malgré les mises au point d’Alexis François, l’on continue de donner cours à quelques fadaises. Un retour à cette matière s’impose donc encore. Dès le début de sa carrière, Jean‑Jacques Rousseau dut demander le pardon de ses fautes. Le critique de la « Dissertation sur la musique moderne » dans le journal de l’abbé Desfontaines avait repris une période boiteuse. Et Rousseau : « À l’égard des incorrections de mon langage, j’en tombe d’accord aisément. Un Suisse n’auroit pas, je crois, trop bonne grâce à faire le puriste, et M.D.F., qui n’ignore pas ma patrie, aura pu engager M. son ami à avoir sur ce point quelque indulgence pour moi en qualité d’étranger. L’Académie des Sciences en a donné l’exemple et on n’a pas dédaigné de m’y faire compliment sur mon style. » La contrition, on le voit, n’est que partielle et ne se fait pas sans arrière-pensée. « Le Genevois a été piqué plus qu’il n’en veut avoir l’air », commente A. François ; « c’est qu’il s’est donné beaucoup de peine pour écrire comme un Parisien. » Ce dernier point reste à vérifier ; on ne le pourrait sans doute qu’à la lumière du brouillon de la Dissertation. Mais il est certain que le candidat à la carrière (il se rend à Paris pour réussir quelque chose) a dû se plier aux règles du jeu littéraire, apprendre le langage des allocutaires qu’il voulait atteindre, se débarrasser de sa « rouille genevoise ». L’idée qu’un « Suisse n’aurait pas bonne grâce à faire le puriste » est en soi un acte d’allégeance à « l’impérialisme » parisien en matière d’usage. Le dogme est alors universellement accepté : on sait quel instrument d’expression les efforts et la grammaire mondaine, au XVIIIe siècle on fourni aux écrivains ; ces efforts étaient caractérisés. Il ne s’agit pas ici des fautes que le Citoyen se reproche dans les Confessions, de celles qu’il a commises volontairement ou sans y penser contre la pureté de la langue française. On ferait une anthologie curieuse mais monotone du refrain qu’historiens et critiques ont toujours entonné sur les fautes et les écarts de Jean‑Jacques, sur ses déclarations anti-puristes et sur ses récriminations d’auteur conscient de sa valeur et de ses prérogatives. Cela commencerait avec Voltaire qui se déchaîne contre la Nouvelle Héloïse et contre le « français allobroge » et ne se terminerait probablement qu’à la mort du dernier académiste. Ces critiques ne font que ressasser le même préjugé : Rousseau, Citoyen de Genève, n’a jamais su parler le français de France et de Paris. On n’est pas loin d’en vouloir à cet étranger qui, non content d’introduire en France le poison de la démocratie et donc les germes de la Révolution, se permit encore de rénover la langue française, de préparer les débordements romantiques contre l’usage compassé du postclassicisme. Et malgré les mises au point d’Alexis François, l’on continue de donner cours à quelques fadaises. Un retour à cette matière s’impose donc encore. Dès le début de sa carrière, Jean‑Jacques Rousseau dut demander le pardon de ses fautes. Le critique de la « Dissertation sur la musique moderne » dans le journal de l’abbé Desfontaines avait repris une période boiteuse. Et Rousseau : « À l’égard des incorrections de mon langage, j’en tombe d’accord aisément. Un Suisse n’auroit pas, je crois, trop bonne grâce à faire le puriste, et M.D.F., qui n’ignore pas ma patrie, aura pu engager M. son ami à avoir sur ce point quelque indulgence pour moi en qualité d’étranger. L’Académie des Sciences en a donné l’exemple et on n’a pas dédaigné de m’y faire compliment sur mon style. » La contrition, on le voit, n’est que partielle et ne se fait pas sans arrière-pensée. « Le Genevois a été piqué plus qu’il n’en veut avoir l’air », commente A. François ; « c’est qu’il s’est donné beaucoup de peine pour écrire comme un Parisien. » Ce dernier point reste à vérifier ; on ne le pourrait sans doute qu’à la lumière du brouillon de la Dissertation. Mais il est certain que le candidat à la carrière (il se rend à Paris pour réussir quelque chose) a dû se plier aux règles du jeu littéraire, apprendre le langage des allocutaires qu’il voulait atteindre, se débarrasser de sa « rouille genevoise ». L’idée qu’un « Suisse n’aurait pas bonne grâce à faire le puriste » est en soi un acte d’allégeance à « l’impérialisme » parisien en matière d’usage. Le dogme est alors universellement accepté : on sait quel instrument d’expression les efforts et la grammaire mondaine, au XVIIIe siècle on fourni aux écrivains ; ces efforts étaient caractérisés par Il ne s’agit pas ici des fautes que le Citoyen se reproche dans les Confessions, de celles qu’il a commises volontairement ou sans y penser contre la pureté de la langue française. On ferait une anthologie curieuse mais monotone du refrain qu’historiens et critiques ont toujours entonné sur les fautes et les écarts de Jean‑Jacques, sur ses déclarations anti-puristes et sur ses récriminations d’auteur conscient de sa valeur et de ses prérogatives. Cela commencerait avec Voltaire qui se déchaîne contre la Nouvelle Héloïse et contre le « français allobroge » et ne se terminerait probablement qu’à la mort du dernier académiste. Ces critiques ne font que ressasser le même préjugé : Rousseau, Citoyen de Genève, n’a jamais su parler le français de France et de Paris. On n’est pas loin d’en vouloir à cet étranger qui, non content d’introduire en France le poison de la démocratie et donc les germes de la Révolution, se permit encore de rénover la langue française, de préparer les débordements romantiques contre l’usage compassé du postclassicisme. Et malgré les mises au point d’Alexis François, l’on continue de donner cours à quelques fadaises. Un retour à cette matière s’impose donc encore. Dès le début de sa carrière, Jean‑Jacques Rousseau dut demander le pardon de ses fautes. Le critique de la « Dissertation sur la musique moderne » dans le journal de l’abbé Desfontaines avait repris une période boiteuse. Et Rousseau : « À l’égard des incorrections de mon langage, j’en tombe d’accord aisément. Un Suisse n’auroit pas, je crois, trop bonne grâce à faire le puriste, et M.D.F., qui n’ignore pas ma patrie, aura pu engager M. son ami à avoir sur ce point quelque indulgence pour moi en qualité d’étranger. L’Académie des Sciences en a donné l’exemple et on n’a pas dédaigné de m’y faire compliment sur mon style. » La contrition, on le voit, n’est que partielle et ne se fait pas sans arrière-pensée. « Le Genevois a été piqué plus qu’il n’en veut avoir l’air », commente A. François ; « c’est qu’il s’est donné beaucoup de peine pour écrire comme un Parisien. » Ce dernier point reste à vérifier ; on ne le pourrait sans doute qu’à la lumière du brouillon de la Dissertation. Mais il est certain que le candidat à la carrière (il se rend à Paris pour réussir quelque chose) a dû se plier aux règles du jeu littéraire, apprendre le langage des allocutaires qu’il voulait atteindre, se débarrasser de sa « rouille genevoise ». L’idée qu’un « Suisse n’aurait pas bonne grâce à faire le puriste » est en soi un acte d’allégeance à « l’impérialisme » parisien en matière d’usage. Le dogme est alors universellement accepté : on sait quel instrument d’expression les efforts et la grammaire mondaine, au XVIIIe siècle on fourni aux écrivains ; ces efforts étaient caractérisés par Il ne s’agit pas ici des fautes que le Citoyen se reproche dans les Confessions, de celles qu’il a commises volontairement ou sans y penser contre la pureté de la langue française. On ferait une anthologie curieuse mais monotone du refrain qu’historiens et critiques ont toujours entonné sur les fautes et les écarts de Jean‑Jacques, sur ses déclarations anti-puristes et sur ses récriminations d’auteur conscient de sa valeur et de ses prérogatives. Cela commencerait avec Voltaire qui se déchaîne contre la Nouvelle Héloïse et contre le « français allobroge » et ne se terminerait probablement qu’à la mort du dernier académiste. Ces critiques ne font que ressasser le même préjugé : Rousseau, Citoyen de Genève, n’a jamais su parler le français de France et de Paris. On n’est pas loin d’en vouloir à cet étranger qui, non content d’introduire en France le poison de la démocratie et donc les germes de la Révolution, se permit encore de rénover la langue française, de préparer les débordements romantiques contre l’usage compassé du postclassicisme. Et malgré les mises au point d’Alexis François, l’on continue de donner cours à quelques fadaises. Un retour à cette matière s’impose donc encore. Dès le début de sa carrière, Jean‑Jacques Rousseau dut demander le pardon de ses fautes. Le critique de la « Dissertation sur la musique moderne » dans le journal de l’abbé Desfontaines avait repris une période boiteuse. Et Rousseau : « À l’égard des incorrections de mon langage, j’en tombe d’accord aisément. Un Suisse n’auroit pas, je crois, trop bonne grâce à faire le puriste, et M.D.F., qui n’ignore pas ma patrie, aura pu engager M. son ami à avoir sur ce point quelque indulgence pour moi en qualité d’étranger. L’Académie des Sciences en a donné l’exemple et on n’a pas dédaigné de m’y faire compliment sur mon style. » La contrition, on le voit, n’est que partielle et ne se fait pas sans arrière-pensée. « Le Genevois a été piqué plus qu’il n’en veut avoir l’air », commente A. François ; « c’est qu’il s’est donné beaucoup de peine pour écrire comme un Parisien. » Ce dernier point reste à vérifier ; on ne le pourrait sans doute qu’à la lumière du brouillon de la Dissertation. Mais il est certain que le candidat à la carrière (il se rend à Paris pour réussir quelque chose) a dû se plier aux règles du jeu littéraire, apprendre le langage des allocutaires qu’il voulait atteindre, se débarrasser de sa « rouille genevoise ». L’idée qu’un « Suisse n’aurait pas bonne grâce à faire le puriste » est en soi un acte d’allégeance à « l’impérialisme » parisien en matière d’usage. Le dogme est alors universellement accepté : on sait quel instrument d’expression les efforts et la grammaire mondaine, au XVIIIe siècle on fourni aux écrivains ; ces efforts étaient caractérisés. Il ne s’agit pas ici des fautes que le Citoyen se reproche dans les Confessions, de celles qu’il a commises volontairement ou sans y penser contre la pureté de la langue française. On ferait une anthologie curieuse mais monotone du refrain qu’historiens et critiques ont toujours entonné sur les fautes et les écarts de Jean‑Jacques, sur ses déclarations anti-puristes et sur ses récriminations d’auteur conscient de sa valeur et de ses prérogatives. Cela commencerait avec Voltaire qui se déchaîne contre la Nouvelle Héloïse et contre le « français allobroge » et ne se terminerait probablement qu’à la mort du dernier académiste. Ces critiques ne font que ressasser le même préjugé : Rousseau, Citoyen de Genève, n’a jamais su parler le français de France et de Paris. On n’est pas loin d’en vouloir à cet étranger qui, non content d’introduire en France le poison de la démocratie et donc les germes de la Révolution, se permit encore de rénover la langue française, de préparer les débordements romantiques contre l’usage compassé du postclassicisme. Et malgré les mises au point d’Alexis François, l’on continue de donner cours à quelques fadaises. Un retour à cette matière s’impose donc encore. Dès le début de sa carrière, Jean‑Jacques Rousseau dut demander le pardon de ses fautes. Le critique de la « Dissertation sur la musique moderne » dans le journal de l’abbé Desfontaines avait repris une période boiteuse. Et Rousseau : « À l’égard des incorrections de mon langage, j’en tombe d’accord aisément. Un Suisse n’auroit pas, je crois, trop bonne grâce à faire le puriste, et M.D.F., qui n’ignore pas ma patrie, aura pu engager M. son ami à avoir sur ce point quelque indulgence pour moi en qualité d’étranger.Nouvelle Héloïse
Il ne s’agit pas ici des fautes que le Citoyen se reproche dans les Confessions, de celles qu’il a commises volontairement ou sans y penser contre la pureté de la langue française. On ferait une anthologie curieuse mais monotone du refrain qu’historiens et critiques ont toujours entonné sur les fautes et les écarts de Jean‑Jacques, sur ses déclarations anti-puristes et sur ses récriminations d’auteur conscient de sa valeur et de ses prérogatives. Cela commencerait avec Voltaire qui se déchaîne contre la Nouvelle Héloïse et contre le « français allobroge » et ne se terminerait probablement qu’à la mort du dernier académiste. Ces critiques ne font que ressasser le même préjugé : Rousseau, Citoyen de Genève, n’a jamais su parler le français de France et de Paris. On n’est pas loin d’en vouloir à cet étranger qui, non content d’introduire en France le poison de la démocratie et donc les germes de la Révolution, se permit encore de rénover la langue française, de préparer les débordements romantiques contre l’usage compassé du postclassicisme. Et malgré les mises au point d’Alexis François, l’on continue de donner cours à quelques fadaises. Un retour à cette matière s’impose donc encore. Dès le début de sa carrière, Jean‑Jacques Rousseau dut demander le pardon de ses fautes. Le critique de la « Dissertation sur la musique moderne » dans le journal de l’abbé Desfontaines avait repris une période boiteuse. Et Rousseau : « À l’égard des incorrections de mon langage, j’en tombe d’accord aisément. Un Suisse n’auroit pas, je crois, trop bonne grâce à faire le puriste, et M.D.F., qui n’ignore pas ma patrie, aura pu engager M. son ami à avoir sur ce point quelque indulgence pour moi en qualité d’étranger. L’Académie des Sciences en a donné l’exemple et on n’a pas dédaigné de m’y faire compliment sur mon style. » La contrition, on le voit, n’est que partielle et ne se fait pas sans arrière-pensée. « Le Genevois a été piqué plus qu’il n’en veut avoir l’air », commente A. François ; « c’est qu’il s’est donné beaucoup de peine pour écrire comme un Parisien. » Ce dernier point reste à vérifier ; on ne le pourrait sans doute qu’à la lumière du brouillon de la Dissertation. Mais il est certain que le candidat à la carrière (il se rend à Paris pour réussir quelque chose) a dû se plier aux règles du jeu littéraire, apprendre le langage des allocutaires qu’il voulait atteindre, se débarrasser de sa « rouille genevoise ». L’idée qu’un « Suisse n’aurait pas bonne grâce à faire le puriste » est en soi un acte d’allégeance à « l’impérialisme » parisien en matière d’usage. Le dogme est alors universellement accepté : on sait quel instrument d’expression les efforts et la grammaire mondaine, au XVIIIe siècle on fourni aux écrivains ; ces efforts étaient caractérisés par Il ne s’agit pas ici des fautes que le Citoyen se reproche dans les Confessions, de celles qu’il a commises volontairement ou sans y penser contre la pureté de la langue française. On ferait une anthologie curieuse mais monotone du refrain qu’historiens et critiques ont toujours entonné sur les fautes et les écarts de Jean‑Jacques, sur ses déclarations anti-puristes et sur ses récriminations d’auteur conscient de sa valeur et de ses prérogatives. Cela commencerait avec Voltaire qui se déchaîne contre la Nouvelle Héloïse et contre le « français allobroge » et ne se terminerait probablement qu’à la mort du dernier académiste. Ces critiques ne font que ressasser le même préjugé : Rousseau, Citoyen de Genève, n’a jamais su parler le français de France et de Paris. On n’est pas loin d’en vouloir à cet étranger qui, non content d’introduire en France le poison de la démocratie et donc les germes de la Révolution, se permit encore de rénover la langue française, de préparer les débordements romantiques contre l’usage compassé du postclassicisme. Et malgré les mises au point d’Alexis François, l’on continue de donner cours à quelques fadaises. Un retour à cette matière s’impose donc encore. Dès le début de sa carrière, Jean‑Jacques Rousseau dut demander le pardon de ses fautes. Le critique de la « Dissertation sur la musique moderne » dans le journal de l’abbé Desfontaines avait repris une période boiteuse. Et Rousseau : « À l’égard des incorrections de mon langage, j’en tombe d’accord aisément. Un Suisse n’auroit pas, je crois, trop bonne grâce à faire le puriste, et M.D.F., qui n’ignore pas ma patrie, aura pu engager M. son ami à avoir sur ce point quelque indulgence pour moi en qualité d’étranger. L’Académie des Sciences en a donné l’exemple et on n’a pas dédaigné de m’y faire compliment sur mon style. » La contrition, on le voit, n’est que partielle et ne se fait pas sans arrière-pensée. « Le Genevois a été piqué plus qu’il n’en veut avoir l’air », commente A. François ; « c’est qu’il s’est donné beaucoup de peine pour écrire comme un Parisien. » Ce dernier point reste à vérifier ; on ne le pourrait sans doute qu’à la lumière du brouillon de la Dissertation. Mais il est certain que le candidat à la carrière (il se rend à Paris pour réussir quelque chose) a dû se plier aux règles du jeu littéraire, apprendre le langage des allocutaires qu’il voulait atteindre, se débarrasser de sa « rouille genevoise ». L’idée qu’un « Suisse n’aurait pas bonne grâce à faire le puriste » est en soi un acte d’allégeance à « l’impérialisme » parisien en matière d’usage. Le dogme est alors universellement accepté : on sait quel instrument d’expression les efforts et la grammaire mondaine, au XVIIIe siècle on fourni aux écrivains ; ces efforts étaient caractérisés par Il ne s’agit pas ici des fautes que le Citoyen se reproche dans les Confessions, de celles qu’il a commises volontairement ou sans y penser contre la pureté de la langue française. On ferait une anthologie curieuse mais monotone du refrain qu’historiens et critiques ont toujours entonné sur les fautes et les écarts de Jean‑Jacques, sur ses déclarations anti-puristes et sur ses récriminations d’auteur conscient de sa valeur et de ses prérogatives. Cela commencerait avec Voltaire qui se déchaîne contre la Nouvelle Héloïse et contre le « français allobroge » et ne se terminerait probablement qu’à la mort du dernier académiste. Ces critiques ne font que ressasser le même préjugé : Rousseau, Citoyen de Genève, n’a jamais su parler le français de France et de Paris. On n’est pas loin d’en vouloir à cet étranger qui, non content d’introduire en France le poison de la démocratie et donc les germes de la Révolution, se permit encore de rénover la langue française, de préparer les débordements romantiques contre l’usage compassé du postclassicisme. Et malgré les mises au point d’Alexis François, l’on continue de donner cours à quelques fadaises. Un retour à cette matière s’impose donc encore. Dès le début de sa carrière, Jean‑Jacques Rousseau dut demander le pardon de ses fautes. Le critique de la « Dissertation sur la musique moderne » dans le journal de l’abbé Desfontaines avait repris une période boiteuse. Et Rousseau : « À l’égard des incorrections de mon langage, j’en tombe d’accord aisément. Un Suisse n’auroit pas, je crois, trop bonne grâce à faire le puriste, et M.D.F., qui n’ignore pas ma patrie, aura pu engager M. son ami à avoir sur ce point quelque indulgence pour moi en qualité d’étranger. L’Académie des Sciences en a donné l’exemple et on n’a pas dédaigné de m’y faire compliment sur mon style. » La contrition, on le voit, n’est que partielle et ne se fait pas sans arrière-pensée. « Le Genevois a été piqué plus qu’il n’en veut avoir l’air », commente A. François ; « c’est qu’il s’est donné beaucoup de peine pour écrire comme un Parisien. » Ce dernier point reste à vérifier ; on ne le pourrait sans doute qu’à la lumière du brouillon de la Dissertation. Mais il est certain que le candidat à la carrière (il se rend à Paris pour réussir quelque chose) a dû se plier aux règles du jeu littéraire, apprendre le langage des allocutaires qu’il voulait atteindre, se débarrasser de sa « rouille genevoise ». L’idée qu’un « Suisse n’aurait pas bonne grâce à faire le puriste » est en soi un acte d’allégeance à « l’impérialisme » parisien en matière d’usage. Le dogme est alors universellement accepté : on sait quel instrument d’expression les efforts et la grammaire mondaine, au XVIIIe siècle on fourni aux écrivains ; ces efforts étaient caractérisés. Il ne s’agit pas ici des fautes que le Citoyen se reproche dans les Confessions, de celles qu’il a commises volontairement ou sans y penser contre la pureté de la langue française. On ferait une anthologie curieuse mais monotone du refrain qu’historiens et critiques ont toujours entonné sur les fautes et les écarts de Jean‑Jacques, sur ses déclarations anti-puristes et sur ses récriminations d’auteur conscient de sa valeur et de ses prérogatives. Cela commencerait avec Voltaire qui se déchaîne contre la Nouvelle Héloïse et contre le « français allobroge » et ne se terminerait probablement qu’à la mort du dernier académiste. Ces critiques ne font que ressasser le même préjugé : Rousseau, Citoyen de Genève, n’a jamais su parler le français de France et de Paris. On n’est pas loin d’en vouloir à cet étranger qui, non content d’introduire en France le poison de la démocratie et donc les germes de la Révolution, se permit encore de rénover la langue française, de préparer les débordements romantiques contre l’usage compassé du postclassicisme. Et malgré les mises au point d’Alexis François, l’on continue de donner cours à quelques fadaises. Un retour à cette matière s’impose donc encore. Dès le début de sa carrière, Jean‑Jacques Rousseau dut demander le pardon de ses fautes. Le critique de la « Dissertation sur la musique moderne » dans le journal de l’abbé Desfontaines avait repris une période boiteuse. Et Rousseau : « À l’égard des incorrections de mon langage, j’en tombe d’accord aisément. Un Suisse n’auroit pas, je crois, trop bonne grâce à faire le puriste, et M.D.F., qui n’ignore pas ma patrie, aura pu engager M. son ami à avoir sur ce point quelque indulgence pour moi en qualité d’étranger. L’Académie des Sciences en a donné l’exemple et on n’a pas dédaigné de m’y faire compliment sur mon style. » La contrition, on le voit, n’est que partielle et ne se fait pas sans arrière-pensée. « Le Genevois a été piqué plus qu’il n’en veut avoir l’air », commente A. François ; « c’est qu’il s’est donné beaucoup de peine pour écrire comme un Parisien. » Ce dernier point reste à vérifier ; on ne le pourrait sans doute qu’à la lumière du brouillon de la Dissertation. Mais il est certain que le candidat à la carrière (il se rend à Paris pour réussir quelque chose) a dû se plier aux règles du jeu littéraire, apprendre le langage des allocutaires qu’il voulait atteindre, se débarrasser de sa « rouille genevoise ». L’idée qu’un « Suisse n’aurait pas bonne grâce à faire le puriste » est en soi un acte d’allégeance à « l’impérialisme » parisien en matière d’usage. Le dogme est alors universellement accepté : on sait quel instrument d’expression les efforts et la grammaire mondaine, au XVIIIe siècle on fourni aux écrivains ; ces efforts étaient caractérisés par Il ne s’agit pas ici des fautes que le Citoyen se reproche dans les Confessions, de celles qu’il a commises volontairement ou sans y penser contre la pureté de la langue française. On ferait une anthologie curieuse mais monotone du refrain qu’historiens et critiques ont toujours entonné sur les fautes et les écarts de Jean‑Jacques, sur ses déclarations anti-puristes et sur ses récriminations d’auteur conscient de sa valeur et de ses prérogatives. Cela commencerait avec Voltaire qui se déchaîne contre la Nouvelle Héloïse et contre le « français allobroge » et ne se terminerait probablement qu’à la mort du dernier académiste. Ces critiques ne font que ressasser le même préjugé : Rousseau, Citoyen de Genève, n’a jamais su parler le français de France et de Paris. On n’est pas loin d’en vouloir à cet étranger qui, non content d’introduire en France le poison de la démocratie et donc les germes de la Révolution, se permit encore de rénover la langue française, de préparer les débordements romantiques contre l’usage compassé du postclassicisme. Et malgré les mises au point d’Alexis François, l’on continue de donner cours à quelques fadaises. Un retour à cette matière s’impose donc encore. Dès le début de sa carrière, Jean‑Jacques Rousseau dut demander le pardon de ses fautes. Le critique de la « Dissertation sur la musique moderne » dans le journal de l’abbé Desfontaines avait repris une période boiteuse. Et Rousseau : « À l’égard des incorrections de mon langage, j’en tombe d’accord aisément. Un Suisse n’auroit pas, je crois, trop bonne grâce à faire le puriste, et M.D.F., qui n’ignore pas ma patrie, aura pu engager M. son ami à avoir sur ce point quelque indulgence pour moi en qualité d’étranger. L’Académie des Sciences en a donné l’exemple et on n’a pas dédaigné de m’y faire compliment sur mon style. » La contrition, on le voit, n’est que partielle et ne se fait pas sans arrière-pensée. « Le Genevois a été piqué plus qu’il n’en veut avoir l’air », commente A. François ; « c’est qu’il s’est donné beaucoup de peine pour écrire comme un Parisien. » Ce dernier point reste à vérifier ; on ne le pourrait sans doute qu’à la lumière du brouillon de la Dissertation. Mais il est certain que le candidat à la carrière (il se rend à Paris pour réussir quelque chose) a dû se plier aux règles du jeu littéraire, apprendre le langage des allocutaires qu’il voulait atteindre, se débarrasser de sa « rouille genevoise ». L’idée qu’un « Suisse n’aurait pas bonne grâce à faire le puriste » est en soi un acte d’allégeance à « l’impérialisme » parisien en matière d’usage. Le dogme est alors universellement accepté : on sait quel instrument d’expression les efforts et la grammaire mondaine, au XVIIIe siècle on fourni aux écrivains ; ces efforts étaient caractérisés par Il ne s’agit pas ici des fautes que le Citoyen se reproche dans les Confessions, de celles qu’il a commises volontairement ou sans y penser contre la pureté de la langue française. On ferait une anthologie curieuse mais monotone du refrain qu’historiens et critiques ont toujours entonné sur les fautes et les écarts de Jean‑Jacques, sur ses déclarations anti-puristes et sur ses récriminations d’auteur conscient de sa valeur et de ses prérogatives. Cela commencerait avec Voltaire qui se déchaîne contre la Nouvelle Héloïse et contre le « français allobroge » et ne se terminerait probablement qu’à la mort du dernier académiste. Ces critiques ne font que ressasser le même préjugé : Rousseau, Citoyen de Genève, n’a jamais su parler le français de France et de Paris. On n’est pas loin d’en vouloir à cet étranger qui, non content d’introduire en France le poison de la démocratie et donc les germes de la Révolution, se permit encore de rénover la langue française, de préparer les débordements romantiques contre l’usage compassé du postclassicisme. Et malgré les mises au point d’Alexis François, l’on continue de donner cours à quelques fadaises. Un retour à cette matière s’impose donc encore. Dès le début de sa carrière, Jean‑Jacques Rousseau dut demander le pardon de ses fautes. Le critique de la « Dissertation sur la musique moderne » dans le journal de l’abbé Desfontaines avait repris une période boiteuse. Et Rousseau : « À l’égard des incorrections de mon langage, j’en tombe d’accord aisément. Un Suisse n’auroit pas, je crois, trop bonne grâce à faire le puriste, et M.D.F., qui n’ignore pas ma patrie, aura pu engager M. son ami à avoir sur ce point quelque indulgence pour moi en qualité d’étranger. L’Académie des Sciences en a donné l’exemple et on n’a pas dédaigné de m’y faire compliment sur mon style. » La contrition, on le voit, n’est que partielle et ne se fait pas sans arrière-pensée. « Le Genevois a été piqué plus qu’il n’en veut avoir l’air », commente A. François ; « c’est qu’il s’est donné beaucoup de peine pour écrire comme un Parisien. » Ce dernier point reste à vérifier ; on ne le pourrait sans doute qu’à la lumière du brouillon de la Dissertation. Mais il est certain que le candidat à la carrière (il se rend à Paris pour réussir quelque chose) a dû se plier aux règles du jeu littéraire, apprendre le langage des allocutaires qu’il voulait atteindre, se débarrasser de sa « rouille genevoise ». L’idée qu’un « Suisse n’aurait pas bonne grâce à faire le puriste » est en soi un acte d’allégeance à « l’impérialisme » parisien en matière d’usage. Le dogme est alors universellement accepté : on sait quel instrument d’expression les efforts et la grammaire mondaine, au XVIIIe siècle on fourni aux écrivains ; ces efforts étaient caractérisés. Il ne s’agit pas ici des fautes que le Citoyen se reproche dans les Confessions, de celles qu’il a commises volontairement ou sans y penser contre la pureté de la langue française. On ferait une anthologie curieuse mais monotone du refrain qu’historiens et critiques ont toujours entonné sur les fautes et les écarts de Jean‑Jacques, sur ses déclarations anti-puristes et sur ses récriminations d’auteur conscient de sa valeur et de ses prérogatives. Cela commencerait avec Voltaire qui se déchaîne contre la Nouvelle Héloïse et contre le « français allobroge » et ne se terminerait probablement qu’à la mort du dernier académiste. Ces critiques ne font que ressasser le même préjugé : Rousseau, Citoyen de Genève, n’a jamais su parler le français de France et de Paris. On n’est pas loin d’en vouloir à cet étranger qui, non content d’introduire en France le poison de la démocratie et donc les germes de la Révolution, se permit encore de rénover la langue française, de préparer les débordements romantiques contre l’usage compassé du postclassicisme. Et malgré les mises au point d’Alexis François, l’on continue de donner cours à quelques fadaises. Un retour à cette matière s’impose donc encore. Dès le début de sa carrière, Jean‑Jacques Rousseau dut demander le pardon de ses fautes. Le critique de la « Dissertation sur la musique moderne » dans le journal de l’abbé Desfontaines avait repris une période boiteuse. Et Rousseau : « À l’égard des incorrections de mon langage, j’en tombe d’accord aisément. Un Suisse n’auroit pas, je crois, trop bonne grâce à faire le puriste, et M.D.F., qui n’ignore pas ma patrie, aura pu engager M. son ami à avoir sur ce point quelque indulgence pour moi en qualité d’étranger.Il ne s’agit pas ici

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